Affichage des articles dont le libellé est Canaries. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Canaries. Afficher tous les articles

mercredi 25 mai 2016

Des Canaries aux Acores



Après un vol sans encombre via Jetair Fly, Paul et moi arrivons à Tazacorte, le 3 mai. Le bateau nous attend sur le quai. Avec les travaux réalisés par le chantier Nautica, Sothis a fière allure. Deux couches de peinture antisalissure et une coque parfaitement polie.



Et le travail commence : installer une antenne extérieure pour l’iridium, maintenance du moteur, remplacement des anodes et surtout profiter de la voiture pour charger 10 jours de nourriture, 5 nécessaires à la traversée, 5 de réserve en cas de problème... Mais touchons du bois.

Le temps n’est pas du tout de la partie, des masses d’air perturbées nous amènent de la pluie et le vent très fort rend la mise à l’eau particulièrement périlleuse ; nous évitons le quai en béton de très peu.
Nous consacrons le 9 mai à faire une petite sortie pour vérifier tous les éléments du gréement et du bateau : tout est en ordre et en parfait état. Nous pouvons partir !

Cependant l’anticyclone des Açores n’est pas du tout placé au bon endroit et un vent de 25 nœuds souffle du nord ouest : en plein dans le nez. Comme cela risque de durer quelques jours, notre décision est prise et, sans trop réfléchir, nous partons le 10 mai faire un tour à l’île voisine, La Gomera. Sans trop réfléchir, car on sait que cela éloigne les Acores de 65 miles... Mais comment quitter les Canaries sans aller encore vite voir La Gomera?  

Après une traversée rapide au portant par 25 nœuds  nous arrivons, à 21h30, à la marina de San Sebastian, juste à temps pour trouver, au pas de course, une pizzeria encore ouverte.

La Gomera, San Sebastian



























Les deux jours que nous y avons passés confirment, une nouvelle fois, le charme de cette île et de cette petite ville.








Mais le vent devient plus favorable, la météo s’améliore nous allons bientôt pouvoir entamer la traversée. Soucieux de raccourcir le trajet vers les Acores au maximum, nous décidons de retourner à l’île de La Palma, à la marina de Tazacorte pour préparer notre départ.

Tazacorte



























L’anticyclone vient de se positionner sur les Açores, il devrait se renforcer et y rester huit à neuf jours et nous offrir deux ou trois journées de bon plein de 15 à 20 nœuds et puis des vents variables à partir de la latitude de Madère.

Après un dernier restaurant, un verre de blanc et une bonne nuit de sommeil nous partons le 14 mai à midi. Nous saluons tous les bateaux amis, dont plusieurs désirent également se rendre aux Açores... Mais ils ont décidé d’attendre encore un peu.






Le scénario des îles Canaries est bien connu, nous partons au moteur avec un vent nul, complètement déventés par l’île mais nous savons que nous aurons un vent beaucoup plus fort dès que nous aurons passé le nord de l’île. Nous y arrivons prudemment, avec le génois et la grand-voile bien roulés, mais alors que je m’attendais à 30 nœuds, nous nous retrouvons dans un vent de 38 nœuds, tellement fort qu’il devient très difficile de réduire le génois… et toute la bande UV se déchire au niveau du nerf de chute… Rontudjuuu !!

On vient de partir et déjà  Sothis est blessé… et il reste plus de six cent mille à faire.

Deuxième étonnement, je pensais que le vent allait progressivement diminuer en nous éloignant de l’île, mais il n’en est rien. Nous allons passer tout le reste de la journée au bon plein, dans des vents de 28 à 30 nœuds. Au cours de la nuit, il va progressivement mollir et varier entre 22 et 28 nœuds. Nous sommes passés sous trinquette et avec ce vent, Sothis va très vite : nous réalisons exactement entre 153 et 155 milles, les trois premières  24 heures et, comme toujours, en réduisant plus que nécessaire: si tu veux aller loin, ménage ta monture...

Et encore un changement de voile ....


Même scénario que les autres traversées pour la première journée, le mal de mer n’est pas très loin, la mer forte rend le bateau très inconfortable et nous mangeons à peine. Nous aurons de la chance car le vent va se calmer juste pendant l’heure du midi des deux jours suivants.

L’iridium, qui fonctionne parfaitement et nous permet de télécharger les cartes météo ainsi que les fichiers grib, nous l’a confirmé, nous arrivons à proximité de l’anticyclone. Le baromètre nous le disait aussi. Le vent diminue et s’établit aux environs de 15 nœuds c’est-à-dire très peu pour la grand-voile et la trinquette. Nous décidons de remettre le génois et après analyse, nous estimons qu’il devrait tenir si on ne tire pas trop dessus. Inch' Allah!































Le dernier jour se passera ainsi dans des variations de vent régulières, nous obligeant à faire des changements de voile incessants en passant à la trinquette à chaque augmentation au-delà de 18 nœuds, pour préserver le génois. Pfff, le capitaine est épuisé et commence à rêver d’un bateau avec des enrouleurs et des winchs électriques.


Un thon de 8 kg viendra égailler notre quotidien gastronomique. Paul sera intransigeant: Le pêcheur pêche le poisson, mais c'est le cuisinier qui le découpe... Ce sera très vite fait et suivi d'un gueuleton préparé par Paul qui décidément se débrouille bien en cuisine.


Et enfin, après une petite partie au moteur, nous arriverons à Santa Maria le 19, à 1h30 du matin. Nous avons ainsi réalisé une traversée de 645 miles en 109 heures à une moyenne de  5,9 nœuds.

Yacht Club de Vilo Do Porto



























Le port de Santa Maria est  très agréable. Accueil excellent et une charmante petite ville au dessus de la colline. Ce qui frappe, en arrivant des Canaries, c'est que tout est vert. 
La pluie fréquente nous en donnera très vite la raison. Les dépressions reviennent vite et nous allons y rester bloqués une semaine. La visite de l'île vaut la peine, il y a de nombreux chemins de randonnée et en cherchant un peu, nous avons trouvé un restaurant très sympa...
Le génois a été envoyé à Ponta Delgada chez Velame qui nous a promis de le réparer dans les délais.. On verra.






























Il n'y a plus qu'à rejoindre Ponta Delgada avec le petit avion local (Sata) et ensuite Bruxelles.

La suite du projet est de visiter les Acores du 17 juin au 8 juillet et ensuite rejoindre les îles Scilly. Enfin un retour vers la côte belge et un hivernage au Bruxelles Royal Yacht Club.

Juin, juillet et août 2016








mardi 12 mars 2013

Croisière d’été 2013: Vers le nord ou vers le sud ?





Après la découverte de la Baltique, le projet 2013 était évident: Un voyage vers les latitudes nord avec comme objectif les îles Lofoten en passant par l'Écosse, les Orcades et les Shetlands.




Après discussion familiale, le projet a été classé sans suite. Le prix à payer pour voir ces superbes paysages, situés bien au-delà du cercle polaire, était considéré comme trop élevé (risque de 5 degrés centigrades, pluie, neige, brouillard, humidité, ....). Avec ce début précoce de mutinerie, le capitaine risquait de se retrouver fort seul à bord.

Un changement de cap de 180° a immédiatement calmé l'équipage et a même généré un enthousiasme plus que modéré.


Fini le Nord, EN ROUTE VERS LE SUD.




Sothis sera convoyé à un rythme soutenu (jour et nuit) vers le nord de l'Espagne au début de la saison, avec un départ de Bruxelles le mardi 14 mai (marée oblige). Ce convoyage de printemps comprendra la délicate traversée du golfe de Gascogne...

A partir du 25 juin et tout le mois de juillet, Sothis poursuivra sa route vers le sud avec une navigation côtière le long de l'Espagne et du Portugal. Nous prendrons le temps de découvrir ces régions soumises la plupart du temps à des vents réguliers du nord (les alizés Portugais). Les alizés sont des vents doux et chauds et vous devez sans doute déjà rêver, mais ces vents sont parfois assez forts l'après midi (4 à 6 beauforts et parfois plus près du cap du Finistère et de Saint Vincent). Heureusement, ils nous seront favorables et nous les aurons au portant. Mais, bien que sans danger aucun, la mer pourra parfois être bien agitée…




Les vacances familiales du mois d'août commenceront à Faro et nous prévoyons une navigation tranquille le long des côtes de l'Algarve et de l'Andalousie avec la visite des villes incontournables de Séville, Cordoue, Cadix, ...




Enfin, après les vacances familiales Sothis partira de Gibraltar et de Tanger pour rejoindre un lieu d'hivernage. Si Lisbonne est une première possibilité, nous la mettons en réserve. En effet, nous étudions encore les options sur les îles de l'atlantique, Madère et Canaries. Cette dernière étape se fera durant le mois de septembre.





Un trajet vers les Canaries nous demande de déjà penser à la croisière de 2014. Le climat nous permettrait de naviguer régulièrement pendant tout l’hiver. Mais que faire ensuite? 

Traverser vers les Antilles et faire un tour de l'Atlantique n’est pas envisageable actuellement. Mais il est possible de faire un tour des îles de l’Atlantique. 
En 2014, nous pourrions remonter les alizés vers Madère et les Açores. Cela demande de bien choisir les périodes où les alizés sont moins réguliers et moins forts, mais c’est possible. Le capitaine l’a déjà fait il y a 35 ans : Une navigation tranquille de Ténériffe vers Tanger en 10 jours sur un voilier de 11,5 mètres. 



Mais le monde a changé et pour la préparation du voilier, nous avons réalisé, en 2011 et en 2012 un certain nombre d'entretients et d'améliorations :

-        Placement d’un Bimini
-        Navtex
-        Radio ondes courtes BLU pour réception de fax météo
-        Baromètre enregistreur
-        Mise à jour des cartes Navionics
-        Remplacement des batteries
-        Replacement des extincteurs
-        Remplacement des fusées de détresse
-        Vérification du liferaft Viking 
-        Nouvelle balise EPIRB avec GPS
-        Replacement du joint du saildrive Volvo Penta
-        Vérification du gréement
-        Pose d’un étai largable
-        Vérification / renforcement du génois et de la grand voile
-        Nouvelle trinquette à ris
-        Nouveau tourmentin
-        Pose d’un tangon
-        Vérification préventive du réservoir de fuel et du circuit d’alimentation moteur
-    Lifestiling, matériel spécial de récupération de l’homme à la mer
-        Toile antiroulis.

En cas de navigation vers Madère et/ou Canaries :
     -  Téléphone satellite Iridium pour la sécurité et la météo.